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Centre Mental

Ennéagramme type 7 : L’Épicurien

La conversation est bonne, vous y êtes vraiment, et en même temps vous savez déjà ce que vous ferez après. L’ennui n’y est pour rien : l’endroit suivant existe toujours d’avance, et il brille un peu plus fort que celui-ci. L’Épicurien vit avec une liste de possibilités ouverte et tient cela pour sa qualité première, ce qui est vrai en grande partie. Le prix ne se voit pas tout de suite : le type 7 se trouve rarement en entier là où il se trouve, et il l’apprend vers la quarantaine, au nombre de choses commencées.

Ailes
7w67w8
Ligne de croissance
5
Ligne de stress
1

Le personnage du type, ses deux ailes de part et d’autre

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Le point sur la figure : les ailes et les deux lignes

01

Comment cela fonctionne de l’intérieur

Peur fondamentale

La peur fondamentale du type 7 est de se retrouver pris dans une douleur d’où il n’y a pas d’issue. L’ennui n’y est pour rien, contrairement à ce qu’on croit du dehors : l’ennui est un symptôme. Ce qui effraie, c’est de rester coincé là où cela fait mal, sans porte. Cette peur ne se vit presque jamais comme de la peur, parce que le 7 sort avant qu’elle ait le temps de prendre forme, et il croit donc sincèrement qu’il aime simplement la nouveauté.

Désir fondamental

Le désir fondamental est d’avoir la vie libre et pleine. Ni gagner, ni plaire : disposer d’assez de vie, où « assez » veut dire beaucoup et varié. De là une bizarrerie sur laquelle les 7 butent tôt ou tard : la joie leur vient facilement et elle est vraie, tandis que la satisfaction ne vient presque pas. La joie arrive avec ce qui commence, la satisfaction avec ce qui s’achève, et ces deux mécaniques ne se remplacent pas l’une l’autre.

Passion

La passion du type 7 s’appelle la gourmandise, et le mot égare, parce qu’il ne s’agit pas de nourriture. Il s’agit d’un appétit d’expérience. En prendre encore un, goûter à tout, ne rien laisser passer, et surtout ne fermer aucune option. Le 7 mange rarement de trop au sens propre ; en revanche il mange de trop en possibilités, il en prend plus qu’une semaine n’en contient, et il le fait sans aucune vanité, parce que renoncer se ressent chez lui comme une perte plutôt que comme un choix.

La boucle qui tient

La boucle marche ainsi. La douleur est dangereuse, donc il faut une sortie. La sortie se trouve dans le suivant : une idée neuve, un voyage, une conversation, une tâche. Le suivant aide réellement, mais il agit peu de temps, parce qu’il recouvre la cause au lieu de la démonter. Ce qui n’a pas été démonté reste et s’accumule, et il y en a bientôt plus qu’au départ. Donc il faut du suivant plus souvent et plus fort. Le cercle prend sa vitesse tout seul, et du dehors cela ressemble à une vie remplie.

Schéma de l’enfance

On décrit souvent l’enfance des types 7 de la même façon. L’appui a manqué à un moment donné, et l’enfant a découvert qu’il s’en tirait par ses propres moyens en portant vite son attention sur le bon côté, et que le procédé marchait. Voilà une description, et non un fait qui vous concerne. Elle explique d’où vient l’habitude de chercher d’abord la lumière et de regarder ensuite ce qui s’est passé, mais seule votre biographie dira si elle tombe juste.

02

Trois états, et non trois notes

Ce n’est pas une échelle du bien et du mal, ni le numéro de votre niveau. L’état change au cours d’une vie, et même au cours d’une journée.

Les options se tiennent ouvertes. Il y a plus de projets que de temps, et cela ne passe pas pour un problème. Le basculement hors du désagréable se fait instantanément et presque sans conscience : le 7 apprend qu’il allait mal par le souvenir. Il relève une assemblée sans qu’on le lui demande, et il le fait sincèrement, même si parfois c’est aussi parce que dans une pièce immobile on s’entend soi-même de trop près. La plupart des 7 vivent ici et y vivent bien : c’est le seul type dont l’état du milieu soit réellement agréable.

Ce qui fait descendre

Ce qui fait descendre le type 7, ce n’est ni l’interdit ni l’ennui. C’est la situation dont on ne peut pas sortir : un proche qui tombe, un engagement pris pour des années, une perte qu’on ne rejouera pas. La deuxième entrée est plus silencieuse : découvrir que les options ont réellement diminué. Non par la volonté de quelqu’un, mais parce qu’une partie des portes a été fermée par le temps, et c’est la première chose de sa vie dont le 7 ne peut pas basculer ailleurs, faute d’ailleurs où basculer.

Ce qui fait remonter

Ce qui fait remonter, c’est du désagréable resté jusqu’au bout. Rien d’héroïque là-dedans : resté, simplement. Demeurer dans une conversation qu’on voudrait écourter, lire une lettre en entier, laisser une journée difficile finir sans la remplir. Le 7 y apprend chaque fois la même chose : le désagréable a un fond, et ce fond se tient plus près qu’il n’y paraissait. La seconde voie agit plus lentement : refermer volontairement une possibilité ouverte, à voix haute et sans solution de repli. Pour un type chez qui la liste ouverte tient lieu de sécurité, fermer une porte de son plein gré est précisément l’exercice.

03

Pourquoi vous pouvez ne pas vous reconnaître

La raison principale pour laquelle un type 7 ne se reconnaît pas dans les descriptions, c’est son contre-type so7. Celui-là sacrifie régulièrement ce qui lui revient au profit du commun, si bien qu’on le lit comme un 2 et pas du tout comme un chercheur de plaisir. Cette personne ouvre une description qui parle de légèreté, d’appétit de vivre et d’esquive du pénible, et elle conclut honnêtement qu’il s’agit de quelqu’un d’autre : elle, justement, remet le sien à plus tard, prend sur elle ce qui revenait aux autres et se sent coupable quand tout va bien pour elle. Les ailes ne changent qu’une teinte. Le so7, lui, déplace le portrait en entier.

Ailes

Le 7w6 ajoute de l’attachement et de l’inquiétude. Ce type 7 se montre plus chaleureux, plus fidèle en relation, et il se retourne nettement plus souvent : il veut du neuf, mais pas tout seul, et il tient à ce que les siens suivent sans y laisser des plumes. Il a autant de projets que l’autre aile, sauf qu’il en annule honnêtement une partie, parce qu’il se souvient de ses engagements. On le confond avec un 6, et dans les périodes tendues on a raison de le faire.

Le 7w8 ajoute du poids et de la franchise. Ce type 7 n’imagine pas seulement, il prend, vite et sans demander. Il se montre bien plus dur que le précédent, il va au conflit sans peine et se soucie moins de qui il a bousculé en chemin. Sa force tient à ce que le projet arrive réellement à exister. Sa fragilité tient à ce que l’attelage n’a presque pas de frein : ce qui l’arrête vient d’ordinaire de l’extérieur, rarement d’une décision à lui.

Sous-types instinctifs

sp7chez Naranjo c’est l’alliance. L’appétit de vivre se tourne ici vers l’aménagement : les liens, les occasions, les ressources, les gens utiles. Ce type 7 sait négocier, se montre pratique et construit autour de lui un réseau où il y a toujours quelqu’un à qui s’adresser. Du dehors on le lit comme quelqu’un de très terre à terre, et c’est le seul sous-type du 7 qui passe souvent pour calculateur.

so7le sacrifice, et c’est le contre-type. L’appétit se retourne ici contre soi : ce type 7 remet le sien à plus tard au profit du groupe, prend le pénible sur lui et y trouve un plaisir véritable. On le prend sans arrêt pour un 2, parfois pour un 1, et il s’en distingue par le motif : il ne donne ni pour la proximité ni pour la justesse, mais parce que cela fait au bout du compte plus de vie que de prendre sa part.

sx7la fascination. Ce type 7 vit par éclats d’engouement : une personne, une idée, un lieu, et pendant l’éclat il les voit parfaits. Il contamine les autres plus fort que quiconque et se désenchante plus vite que quiconque, parce que la réalité reste toujours plus terne que la version qu’il avait aperçue. On le confond avec un 4 à cause de l’intensité et avec un 2 à cause de la façon dont il se donne à quelqu’un.

Contre-type

Chez chaque type, l’une des trois variantes instinctives travaille contre la passion du type lui-même. On l’appelle contre-type, et son portrait sort retourné : reconnaissable par le mécanisme, méconnaissable par l’allure. La passion du type 7 consiste à prendre encore sans rien fermer. Son contre-type donne le sien fois après fois et se charge volontairement du lourd, c’est-à-dire qu’il fait exactement ce dont le type s’éloigne. Le lecteur cherche en lui de la légèreté et de l’appétit, trouve du devoir et du don de soi, et s’en va se chercher chez les 2. La leçon vaut pour les neuf et prend le premier réflexe à rebours : quand le portrait ne colle pas, regardez l’instinct avant de changer de numéro. Une même mécanique retournée vers le dehors donne un dessin extérieur plus éloigné que le passage au type d’à côté.

De nos quatre sorties, le sous-type instinctif est celle que ce test mesure le moins bien. Nous le disons plutôt que de le cacher. Chez près d’une personne sur deux l’écart reste faible, et dans ce cas nous affichons deux candidats côte à côte.

04

Où la charge vous emmène, et où la croissance

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Sous la charge 1

Sous la charge, des traits du type 1 apparaissent chez le type 7, et c’est son état le plus inattendu. La négligence d’autrui agace, l’ordre mal tenu agace, le ton sur lequel une chose a été dite agace. Vient une sécheresse qui d’habitude n’habite pas cette personne du tout, et avec elle l’impression que tout se fait n’importe comment autour. La mécanique est simple : les options sont épuisées, il n’y a plus où aller, et l’énergie qui partait vers le dehors se retourne en jugement. C’est ici que les proches s’effraient le plus, parce que la personne gaie est devenue sévère et qu’ils n’ont aucune explication à cela.

En croissance 5

Vers le type 5, ce n’est pas le silence qui attire le type 7. C’est la capacité d’aller jusqu’au fond à un seul endroit au lieu d’en prendre un de plus. Ce qu’il y a de cinquième dans le 7, c’est l’acceptation de dépenser beaucoup sur de l’étroit, puis la découverte que la profondeur donne ce que donnait la variété et le garde plus longtemps. Le mouvement bute dès le premier pas : pour approfondir il faut renoncer, et le renoncement se compte ici en portes fermées, jamais en direction choisie. Le signe que le mouvement est parti : il existe une affaire que la personne mène depuis plus d’un an sans la vivre comme un sacrifice.

Signes précoces

Le glissement se repère avant de s’installer, et chez le type 7 les signes prennent l’apparence de sa vivacité habituelle. Le nombre de choses commencées a monté en un mois, celui des choses finies a baissé, et vous pouvez donner les deux chiffres. Vous acceptez du nouveau en sachant déjà que le temps manquera, et vous acceptez quand même. La conversation sur ce qui fait mal, vous la refermez par une plaisanterie, et la plaisanterie est bonne à chaque fois. Le signe qui tranche arrive en dernier, parce que le caractère ne peut pas le porter : vous vous surprenez à reprendre quelqu’un sur un détail qui ne vous touchait pas du tout auparavant.

05

Avec qui on vous confond

3Battant

Le 3 et le 7 avancent tous deux avec force, tous deux vont vite et tous deux abattent une quantité de travail invraisemblable. Ce qui les sépare, c’est l’endroit où loge le plaisir. Chez le 3 il loge dans le résultat et dans l’allure du résultat : l’inachevé le tourmente, faute d’avoir quoi que ce soit à présenter. Chez le 7 il loge au début et dans le déploiement : l’inachevé ne le tourmente pas, le plaisir ayant déjà été pris. Vérifiez sur vous : vous tenez davantage au moment où tout est fait, ou à celui où tout s’ouvre ?

4Romantique

Le 4 et le 7 relèvent tous deux de la frustration : ils vivent avec le sentiment qu’il manque quelque chose. Ce qui les sépare, c’est l’endroit où se trouve ce qui manque. Chez le 4 il est derrière ou au-dedans : le manque se regarde en face et finit par se meubler. Chez le 7 il est devant : le manque se ressent comme une promesse, et il se porte donc légèrement tant qu’il reste quelque part où aller. La question à se poser est courte : ce qui vous manque, vous l’avez déjà perdu, ou vous ne l’avez pas encore reçu ?

8Protecteur

Le 8 et le 7 avancent tous deux en force et vont droit devant, et le 7w8 ressemble au 8 particulièrement fort. Ce qui les sépare se voit une fois que la chose voulue a été obtenue. Le 8 garde et défend : ce qu’il a pris devient son territoire. Le 7 perd son intérêt presque tout de suite, parce que la valeur tenait à l’approche et non à la possession. Demandez-vous : une fois votre but atteint, vous vous installez, ou vous regardez déjà ce qu’il y a ensuite ?

06

Où le type se place dans le système

Le type 7 se tient dans le centre mental avec le 5 et le 6, et le carburant y est l’inquiétude. La place étonne d’ordinaire : de tous les neuf, le 7 est celui qui ressemble le moins à une personne inquiète. Mais des trois, c’est lui qui traite l’inquiétude de la façon la plus radicale : il se tient un pas devant, et il ne la rencontre donc jamais. Dans les groupes de Horney le 7 relève des assertifs : il marche droit vers ce qu’il veut et ne demande la permission à personne. Sur l’axe harmonique il relève du groupe positif, c’est-à-dire que le désagréable est d’abord reformulé en quelque chose d’acceptable et seulement ensuite examiné, si tant est qu’il le soit. Dans les relations d’objet c’est la frustration : le désiré existe, il n’est pas ici, et l’écart se referme par le mouvement.

07

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le so7 ?

Un type 7 dont l’instinct dominant est le social, et c’est aussi son contre-type. L’appétit de vivre s’y retourne contre lui-même : cette personne remet le sien à plus tard au profit du groupe, prend le pénible sur elle et y trouve un plaisir véritable. Des trois sous-types du 7, celui-là se tient le plus loin de la description courante, et c’est à cause de lui que les 7 concluent à une erreur du test.

7w6 ou 7w8, quelle différence ?

La différence tient à ce qui équilibre la vitesse. Chez le 7w6, l’attachement et l’inquiétude l’équilibrent : cette personne se montre plus chaleureuse, plus fidèle, se retourne plus souvent et annule honnêtement une partie de ses projets. Chez le 7w8, rien ne l’équilibre : le poids et la franchise s’ajoutent, le projet arrive réellement à exister, et le frein vient du dehors. L’aile ne se choisit pas : elles sont présentes toutes les deux, et c’est leur poids relatif qui change.

Épicurien, Enthousiaste, Optimiste : quel nom porte le type 7 en français ?

Épicurien, et ce choix vient d’une mesure plutôt que d’un goût. Les suggestions de recherche répondent à « ennéagramme épicurien » et ne rendent rien pour « ennéagramme enthousiaste » ni pour « ennéagramme optimiste » pris seul : deux formes venues de l’anglais qui n’ont pas pris ici. Nous gardons la forme courte, celle que le marché tape.

Je laisse tout en plan à mi-chemin. Cela fait de moi un 7 ?

Pas forcément. On laisse en plan pour des motifs très différents : le 9 parce qu’il n’avait pas commencé pour de bon, le 4 parce que le résultat a cessé de correspondre au projet. Le propre du 7 se trouve ailleurs : vous ne lâchez pas par déception, vous lâchez parce que le suivant vient de s’ouvrir et qu’il brille davantage. Cela se vérifie au ressenti du moment : à l’instant où vous lâchez, il n’y a aucune lourdeur, il y a de l’élan.

Quels métiers conviennent au type 7 ?

Nous ne donnons pas de liste de postes par type, et il vaut mieux se méfier de celles qui circulent. Sur les conditions, en revanche, il y a quelque chose à dire : coûte cher au 7 le travail où le même cycle se répète et où le contenu des tâches ne se négocie pas ; coûte peu celui qui offre de la variété et le droit de composer sa charge. Les projets longs lui restent accessibles, mais ils demandent un cadre venu du dehors : le sien ne suffit généralement pas.

Et maintenant

Voici la place de cette page dans l’ordre général. Passez le test, et l’ordre sera assemblé pour vous.

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  2. 027w67w8votre nuance

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7w6

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108 affirmations, environ 20 minutes. Le type, l’aile, le sous-type et le niveau, tout de suite.

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