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Centre Mental

Ennéagramme type 6 : Le Loyaliste

On vous fait une bonne proposition. Ce qui vient d’abord, c’est la joie, et elle tient trois secondes. Ensuite démarre ce que vous appelez chez vous du bon sens : où est le piège, qu’est-ce qu’ils y gagnent, ce qui arrive si cela rate. Le Loyaliste nomme rarement cela de l’anxiété : de l’intérieur cela ressemble à de la prévoyance, et la prévoyance a raison assez souvent pour qu’on la croie. Loyal et sceptique en même temps, ce type tire des deux côtés à la fois : sa joie dure moins que celle des autres, et c’est le prix de sa justesse.

Ailes
6w56w7
Ligne de croissance
9
Ligne de stress
3

Le personnage du type, ses deux ailes de part et d’autre

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Le point sur la figure : les ailes et les deux lignes

01

Comment cela fonctionne de l’intérieur

Peur fondamentale

La peur fondamentale du type 6 n’est ni la mort, ni la solitude, ni l’échec. C’est de se retrouver sans appui : plus rien sur quoi poser le pied, plus personne à qui se fier, soi-même compris. Cette peur a une particularité unique parmi les neuf : elle se sait elle-même. Le 6 sait qu’il s’inquiète, il le dit à voix haute, il lui arrive d’en plaisanter. D’où sa réputation de type le plus lisible des neuf, et d’où aussi la sous-estimation constante de son mécanisme : ce qui se raconte facilement passe pour ce qui se comprend facilement.

Désir fondamental

Le désir fondamental est d’avoir un appui et de savoir qu’il tiendra. Il cherche du sol ferme, avant le pouvoir et avant la reconnaissance. Une personne, une règle, un accord, quelque chose qui ne lâchera pas au mauvais moment. De là vient la fidélité que la théorie met en premier chez ce type, et elle relève du calcul autant que du cœur : retrouver un appui coûte plus cher que d’en supporter un imparfait. Le 6 reste donc, et longtemps, y compris là où un autre serait parti.

Passion

La passion du type 6 est la peur, et elle est la seule des neuf à ne pas se cacher sous un autre nom. Elle travaille pourtant plus finement qu’on ne croit. Chez le 6, la peur ne paralyse pas, elle accélère la pensée : la personne calcule les variantes, remonte aux sources et repère l’incohérence avant tout le monde. Ce qui passe du dehors pour de l’intelligence fonctionne du dedans comme une reconnaissance de terrain permanente, et elle n’a pas d’interrupteur. C’est là que les deux moitiés se rejoignent : chez ce type le doute n’est pas l’envers de la fidélité, il en est l’outil de travail.

La boucle qui tient

La boucle marche ainsi. L’appui peut manquer, donc il faut vérifier. La vérification est faite de telle sorte qu’elle trouve toujours une faille, et elle en trouve : toute personne, tout plan, tout accord en ont une. La faille trouvée confirme le point de départ : rien de solide, effectivement. Donc il faut vérifier de plus près. Ce cercle tient mieux que les huit autres pour une raison désagréable : chacun de ses tours donne un résultat exact, et un raisonnement exact ne se réfute pas.

Schéma de l’enfance

On décrit souvent l’enfance des types 6 de la même façon. L’appui y manquait de fiabilité, sans malveillance nécessairement : imprévisible, présent un jour et absent le lendemain, et l’enfant a appris à surveiller l’état de l’adulte avant le sien. Cette description ne constitue pas un fait vous concernant. Elle explique d’où vient l’habitude de calculer le risque en premier et de regarder ensuite ce dont on avait envie ; le rapprochement avec votre propre histoire, personne ne peut le faire à votre place.

02

Trois états, et non trois notes

Ce n’est pas une échelle du bien et du mal, ni le numéro de votre niveau. L’état change au cours d’une vie, et même au cours d’une journée.

Le balayage tourne sans arrêt. Les pannes possibles sont pensées d’avance, le plan de rechange existe, et l’incohérence dans les propos d’autrui se ramasse avant tout le monde, le plus souvent avec raison. La décision se prend puis se rouvre, parce que la deuxième pensée est arrivée pendant la nuit. Le conseil se demande à plusieurs personnes, et l’information n’y est pour rien : il faut que quelqu’un se tienne à côté de la décision au moment où elle tombe. La plupart des 6 vivent ici, et ils y vivent bien, parce que le monde récompense effectivement celui qui prévoit.

Ce qui fait descendre

Ce qui fait descendre le type 6, ce n’est pas le danger. Avec le danger il s’en tire mieux que beaucoup, puisqu’il s’y préparait. Il descend quand l’appui s’est révélé peu fiable, et peu fiable au sens exact du terme : pas hostile, simplement inconstant. On avait promis et on n’a pas fait, on était là et on a disparu. La deuxième entrée est plus lente et invisible du dehors : une longue accalmie où rien n’arrive. L’inquiétude ne s’en va pas pour autant, elle n’a plus sur quoi se poser, et alors elle se pose sur les proches, sur la santé, sur l’avenir, sur ce qui passe.

Ce qui fait remonter

Ce qui fait remonter, ce n’est ni l’apaisement ni la persuasion. Persuader un 6 ne sert à rien : il coupera votre argument avec un meilleur. Ce qui remonte, c’est un acte accompli dont on savait d’avance qu’il faisait peur. Pas un grand acte : un acte où la peur a été nommée et où le pas a été fait quand même, parce qu’ensuite le corps retient les deux ensemble. La seconde voie est plus lente et plus sûre : mener une seule de ses inquiétudes jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à une réponse réelle, au lieu de la laisser ouverte. Une inquiétude refermée cesse de réclamer de l’attention, et le 6 récupère une part visible de sa journée.

03

Pourquoi vous pouvez ne pas vous reconnaître

La raison principale pour laquelle un type 6 ne se reconnaît pas dans les descriptions, c’est son contre-type sx6. Celui-là marche vers ce qui l’effraie, et il y va le premier, si bien qu’on le lit comme un 8. Cette personne ouvre une description qui parle d’inquiétude, de prudence et de besoin de soutien, et elle conclut honnêtement qu’il s’agit de quelqu’un d’autre : elle, justement, entre là d’où les autres sortent, elle discute avec les forts et elle ne supporte pas qu’on la prenne pour une peureuse. Les ailes expliquent une teinte. Le sx6 explique pourquoi la description a manqué sa cible en entier.

Ailes

Le 6w5 ajoute de la distance et un appui sur le savoir. Ce type 6 vérifie en silence, accumule de la matière et se fie aux faits plutôt qu’aux gens. Il parle plus sec, il consulte nettement moins, et démêler seul lui coûte moins que demander. Son inquiétude passe dans la préparation, ce qui donne du dehors l’image d’une compétence, et l’image est en gros exacte. Le prix se voit quand la matière manque : là où il n’y a rien à préparer, il ne reste plus d’endroit où loger l’inquiétude.

Le 6w7 ajoute du mouvement et des gens. Ce type 6 décharge son inquiétude par la parole, la blague, l’action, le changement de décor, si bien qu’il paraît léger et sociable, alors que la quantité d’inquiétude reste la même. L’endroit fragile tient en une phrase : décharger ne résout rien. La tension part, la question demeure entière, et elle revient la nuit, à l’heure où il n’y a plus ni compagnie ni décor à changer.

Sous-types instinctifs

sp6chez Naranjo c’est la chaleur. Ici le type 6 se procure de la sécurité par la relation : doux, avenant, aimable d’avance, parce que celui qu’on aime se trouve protégé. Ce type 6 évite l’affrontement direct et se lit souvent comme un 2, tandis que lui-même se tient simplement pour quelqu’un qui n’aime pas les conflits. Le doute ne disparaît pas pour autant, il se déplace sur la relation elle-même et demande si on l’aimera encore le jour où les choses tourneront mal.

so6le devoir. Ce type 6 trouve son appui dans le système : dans la règle, dans l’institution, dans une idée plus grande que lui. Il sait comment il faut faire et s’y tient sans vaciller, parce qu’à l’intérieur du système vaciller n’a plus lieu d’être, alors qu’au-dehors tout redevient effrayant. Le dehors le lit comme un 1, et par la conduite les deux se ressemblent réellement ; ce qui les sépare tient à l’origine de la règle, intérieure chez l’un, reçue chez l’autre.

sx6la force, et c’est le contre-type. L’inquiétude se retourne ici en offensive : ce type 6 va au-devant de ce qui fait peur, cherche l’affrontement et développe tout ce qui le rend imposant, la voix, le corps, la répartie. On le prend sans arrêt pour un 8, et la différence tient à un seul point : le 8 ne se demande pas s’il tiendra le coup, tandis que celui-ci se le demande, et il y va justement pour cela.

Contre-type

Le contre-type est celle des trois variantes instinctives qui travaille contre la passion de son propre type, et son portrait sort presque à l’envers de la description courante. La passion du type 6 est la peur, et deux tiers du type s’en arrangent de façon lisible : ils vérifient, ils préparent, ils cherchent du soutien. Le troisième tiers marche droit sur ce qui fait peur, et il le fait de façon démonstrative, si bien qu’il a l’air intrépide. Le lecteur cherche en lui de la prudence, trouve du défi, et s’en va se chercher chez les 8. La conclusion vaut pour les neuf types et va contre le premier mouvement : quand la description ne se reconnaît pas, la cause est plus souvent l’instinct laissé de côté que le numéro. L’instinct ne change pas le mécanisme, il le retourne, et de l’extérieur ce retournement se remarque davantage que l’écart entre deux types voisins.

De nos quatre sorties, le sous-type instinctif est celle que ce test mesure le moins bien. Nous le disons plutôt que de le cacher. Chez près d’une personne sur deux l’écart reste faible, et dans ce cas nous affichons deux candidats côte à côte.

04

Où la charge vous emmène, et où la croissance

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Sous la charge 3

Sous la charge, des traits du type 3 apparaissent chez le type 6, et l’entourage prend souvent cet état pour de la maîtrise. La personne se met à faire, beaucoup et vite, la question du sens ayant été coupée. Vient le souci de l’allure que cela présente, vient une compétitivité qui d’ordinaire n’habite pas ce type, et avec elles la capacité de ne plus sentir la fatigue pendant des semaines. La mécanique est simple : tant qu’on court, l’inquiétude ne rattrape pas. On distingue cet état de la vraie productivité à un seul signe : ici la personne ne peut pas s’arrêter, ce qui ne revient pas à ne pas vouloir, et la première pause ramène tout d’un coup.

En croissance 9

Vers le type 9, ce n’est pas la détente qui attire le type 6. C’est la capacité de ne pas revérifier ce qui a déjà été vérifié. Ce qu’il y a de neuvième dans le 6, c’est une confiance qui va au processus plutôt qu’aux personnes : l’hypothèse que tout ne repose pas sur la seule vigilance, et que le monde tiendra un moment sans surveillance. Le mouvement bute toujours au même endroit : se détendre revient à lever la garde, et la garde est ce avec quoi le 6 a payé sa sécurité toute sa vie. Le signe que le mouvement est parti : le corps cesse d’être tendu au repos, et la personne l’apprend par une remarque d’autrui avant de le remarquer elle-même.

Signes précoces

Le glissement se repère avant de s’installer, et chez le type 6 les signes prennent l’apparence de sa vigilance habituelle. Vous avez relu une conversation écrite pour y trouver un second sens, et vous l’avez trouvé. Le nombre de gens à qui vous vous fiez a baissé en un mois, et vous pouvez dire qui est sorti de la liste et pour quoi. La phrase « et s’ils le font exprès » a cessé d’être une hypothèse pour devenir la version de travail. Le dernier signe est le plus fiable, justement parce qu’il ne se met pas sur le compte du caractère : vous vous surprenez à frapper le premier, l’explication déjà prête.

05

Avec qui on vous confond

1Perfectionniste

Le 1 et le 6 passent tous deux pour conciliants, tous deux prennent leurs responsabilités, tous deux voient d’avance où cela va casser. En pratique, aucune paire ne se confond aussi souvent. Ce qui les sépare se découvre au moment où l’autorité se trompe. Le 1 l’enregistre tranquillement : il a sa propre mesure, et l’autorité vient simplement de ne pas y correspondre. Pour le 6 c’est un évènement, parce que l’appui se tenait au-dehors et qu’il vient de se fendre. Vérifiez ainsi : quand celui en qui vous aviez confiance s’est trompé, vous avez noté son erreur, ou le sol s’est dérobé ?

2Altruiste

Le 2 et le 6 passent tous deux pour conciliants, tous deux font attention aux gens et tous deux en font beaucoup pour eux. Ce qui les sépare, c’est ce que cela achète. Le 2 va vers la personne pour lui devenir nécessaire : sa monnaie, c’est la proximité, et une aide non remarquée le blesse. Le 6 va vers la personne pour l’avoir de son côté le jour où cela servira : sa monnaie, c’est la solidité de l’alliance. La question tient en une ligne : vous tenez davantage à ce qu’on vous aime, ou à ce qu’on puisse compter sur vous et vous sur l’autre ?

9Médiateur

Le 9 et le 6 tiennent tous deux à l’attachement et une flèche les relie, si bien que sous la charge le 9 se conduit presque comme un 6. Ce qui les sépare se joue au-dedans pendant que la personne donne son accord au groupe. Le 9 s’est réellement dissous à cet instant : il n’y a pas d’avis là-dedans, et cette absence ne l’inquiète pas. Le 6 donne son accord au-dehors et continue d’observer au-dedans : l’avis existe, il a été retenu, et la tension n’a bougé nulle part. Demandez-vous : en acceptant, vous lâchez la question, ou vous la gardez sous le coude ?

06

Où le type se place dans le système

Le type 6 se tient dans le centre mental avec le 5 et le 7, et le carburant y est l’inquiétude. Des trois, il est le seul à la traiter de face : il ne réduit pas sa dépendance comme le 5, il ne court pas devant comme le 7, il entre dedans et travaille avec. De là viennent à la fois sa force et sa fatigue. De là tient l’unité des deux moitiés : le loyal et le sceptique sont une seule personne, la fidélité étant ce qu’il cherche et le doute ce dont il se sert pour l’obtenir. Dans les groupes de Horney le 6 relève des conciliants : il va vers les gens par le devoir et l’alliance. Sur l’axe harmonique il relève du groupe réactif : le désagréable reçoit sa réponse entière tout de suite, sans adoucissement ni report. Dans les relations d’objet c’est l’attachement : le 6 tient à la liaison et en éprouve la solidité d’autant plus souvent qu’elle lui est chère.

07

Questions fréquentes

Loyal, Loyaliste, Sceptique : pourquoi le type 6 porte-t-il trois noms en français ?

Parce que les trois vivent, et c’est une particularité de ce type. Les suggestions de recherche répondent à « ennéagramme loyal », à « ennéagramme loyaliste » et à « loyal sceptique », alors que pour les huit autres types un seul nom court sort du lot. Nous portons Loyaliste, parce qu’il se tient dans la même classe de mots que les huit autres noms de notre série. Mais la forme composée dit une chose que le nom simple perd : ici la fidélité et le doute ne se succèdent pas, ils travaillent en même temps et sur le même objet.

Qu’est-ce que le sx6 ?

Un type 6 dont l’instinct dominant est le sexuel, appelé aussi contraphobique. L’inquiétude s’y retourne en offensive : au lieu d’éviter ce qui fait peur, cette personne y va la première, discute avec les forts et développe tout ce qui la rend imposante. Des trois sous-types du 6, celui-là se tient le plus loin de la description courante du type, et c’est à cause de lui que les 6 concluent le plus souvent à une erreur du test.

6w5 ou 6w7, quelle différence ?

La différence tient à l’endroit où part l’inquiétude. Chez le 6w5 elle part dans la préparation : on vérifie en silence, on rassemble de la matière, on se fie aux faits. Chez le 6w7 elle part dans le mouvement : la conversation, la blague, le changement de décor, l’action. Du dehors, la première donne une image de compétence et la seconde une image de légèreté, tandis que la quantité d’inquiétude reste la même. On ne choisit pas son aile : les deux existent chez chacun, et seule leur proportion varie.

Je me méfie des résultats de tests. C’est du 6, cela aussi ?

Peut-être, mais la méfiance à elle seule ne prouve rien : douter d’un questionnaire relève du bon sens, et les neuf types le font. Ce qui appartient en propre au 6 se trouve dans la construction du doute. La question n’est pas de savoir si le résultat tombe juste, elle est de savoir sur quoi on peut s’appuyer ici, et elle ne se referme sur aucune réponse, parce que la suivante arrive aussitôt derrière. Disons au passage ce que ce modèle ne fait pas : il ne prédit aucun avenir, il n’assigne aucune place et il ne remplace aucun avis professionnel. Si vous avez reconnu le mouvement décrit, c’est lui le sujet, et non le scepticisme lui-même.

Et maintenant

Voici la place de cette page dans l’ordre général. Passez le test, et l’ordre sera assemblé pour vous.

  1. 01Loyalistequi vous êtesVous êtes ici
  2. 026w56w7votre nuance

Étape suivante · votre nuance

6w5

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