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Code et ennéagramme

ESFP et ennéagramme : pour qui vous mettez l’ambiance

Trois semaines après votre emménagement, la gardienne vous appelle par votre prénom, le voisin du dessus vous a prêté sa perceuse et la dame du deuxième vous confie ses clés. Un test a donné ESFP, et vous cherchez le type d’ennéagramme qui irait avec. Au lieu d’un chiffre, cette page pose côte à côte trois motivations de trois centres différents qui donnent la même aisance avec les gens, puis des questions pour reconnaître la vôtre. Les quatre lettres ne tranchent pas.

01

Ce que disent ces quatre lettres

  1. D’où vient l’énergie

    ISFP
  2. Comment l’information est recueillie

    ENFP
  3. Ce qui tranche

    ESTP
  4. Le rapport au plan

    ESFJ

Code voisin : une seule lettre change

Le dimanche matin, un ESFP ne fait pas le marché, il y passe la matinée : il connaît le prénom du fromager, goûte les premières fraises et repart avec trois personnes pour l’apéritif. À la réunion du lundi, il remarque que deux collègues ne se regardent plus, et au déjeuner il s’arrange pour les asseoir à la même table. La couleur d’une nappe, l’odeur d’un plat, la voix de quelqu’un lui restent des années, alors que les notes de synthèse glissent dessus. Les vacances se décident au dernier moment : une amie annonce jeudi soir une maison libre à Biarritz, et vendredi il est sur l’autoroute.

Le code qu’on lui prête le plus facilement par erreur est ISFP : même finesse des sens, même chaleur, même goût de l’instant. La première lettre fait la différence. Au pot de départ d’un collègue, l’ISFP a préparé la carte à la main et s’éclipse vers vingt heures ; l’ESFP prononce le petit discours, reste jusqu’au bout et propose de finir ailleurs. Un week-end sans personne repose le premier et rend le second nerveux dès le dimanche après-midi.

On voit là une manière d’habiter la semaine, pas la raison qui pousse à l’habiter ainsi.

02

Trois motifs derrière un même code

Trois exemples sur neuf : ce code peut naître de n’importe quel type

Pas de retour possible : du code, on ne remonte pas au motif

Lettre fragile : celle que ce motif tient le moins bien

9

Médiateur

Une tablée où tout le monde rit ensemble, voilà le calme dont le type 9 a besoin, et la gaieté partagée reste le chemin le plus sûr pour l’obtenir. Il s’en tient au concret du moment, la place de chacun à table, le pain qui manque, la bougie à rallumer, parce que le présent ne demande ni de trancher ni de se disputer : c’est son S. Les projets restent ouverts, puisqu’une décision ferme finit toujours par décevoir quelqu’un, d’où un P tout en souplesse.

Quand le groupe hésite entre deux restaurants, il vote comme la majorité, les deux autres aussi, mais lui pour que la décision ne crée pas de camps.

Son E, il l’emprunte aux autres. Marié à quelqu’un de casanier, il est devenu casanier sans la moindre résistance, et il suit tout aussi volontiers la bande quand elle sort.

2

Altruiste

Pour un cadeau commun, le type 2 ne consulte pas le catalogue, il regarde la tête de la personne quand on en parle : il décide d’après les visages, c’est le F. Bénévole aux Restos du cœur plutôt que donateur en ligne, il va vers les gens, parce qu’on n’est indispensable que de près : ainsi se forme son E.

Comme le type 9 et le type 7, il connaît le prénom des enfants de tout le monde ; lui, parce que c’est par là qu’on entre dans la vie des gens.

Son P dépend des circonstances. Ses propres papiers traînent, mais le dossier de retraite de sa voisine, il l’a monté avec échéancier, photocopies et relances, et il ne laisse filer aucune date.

7

Épicurien

Garder une porte ouverte, pour le type 7, c’est ne jamais rester coincé là où ça fait mal. Il va droit vers les gens et les événements sans attendre qu’on l’invite, et voilà le E. Aucune option ne se ferme avant l’heure, car refuser se vit comme une perte : de là vient le P.

Son programme de vacances change trois fois, comme celui des deux autres. Le type 9 suit les changements des autres, le type 2 s’adapte à celui qui a besoin de lui, le type 7 ne veut sacrifier aucune des possibilités.

Le S tient tant que le présent est plein. Au bout d’un mois dans un nouveau poste, quand les journées se ressemblent, il remplit déjà un carnet avec l’appli qu’il lancera un jour.

03

Comment savoir lequel des trois est le vôtre

  1. Vu du dehors, la même conduite
  2. Une question sur ce que la personne protège
  3. Votre motif à vous, pas les lettres

Les trois mettent un groupe en mouvement, captent l’humeur des autres et tiennent leurs plans d’une main légère. Pour les distinguer, il faut chercher ce que chacun vivrait comme une perte.

Entre le type 9 et le type 2, tout se joue à un mariage. Celui de votre sœur vous place à la table des cousins. Qu’est-ce qui gâcherait le plus votre soirée : deux cousins fâchés assis face à face, ou une soirée entière sans que personne vous demande un coup de main ? La brouille renvoie au type 9, l’inutilité au type 2.

Le type 2 et le type 7 se séparent sur une amitié mise en veille. Un ami proche tombe amoureux et disparaît trois mois. Qu’est-ce qui vous manque : qu’il ne vous appelle plus quand ça ne va pas, ou les virées improvisées du vendredi soir ? Le premier manque oriente vers le type 2, le second vers le type 7.

Pour le type 9 et le type 7, il suffit de choisir une colocation. L’une est calme et un peu terne, l’autre toujours animée, mais deux colocataires ne se parlent plus depuis une histoire de loyer. Où tiendriez-vous une année plus facilement ? Supporter la grisaille et pas la brouille rapproche du type 9, l’inverse du type 7.

C’est là que ce code trébuche. Les lettres répondent avant la personne : l’animée, évidemment, l’ennui est le pire pour un ESFP. Cette réponse vient du E et du P, pas de la motivation, car pour un type 9 une maison bruyante peut servir de fond paisible. La mémoire tranche mieux : combien de jours la dernière brouille entre amis a-t-elle pesé sur vous, et combien de jours une semaine sans relief ?

04

Ce que les lettres ne disent pas

Comment on agit : voilà ce que voient les lettres

Ce qui manque aux quatre lettres

  • Niveau de développement
  • Sous-type instinctif
  • Où la charge vous emmène

Il n’existe pas de correspondance entre l’ennéagramme et le MBTI, et nous n’allons pas en fabriquer une. Les deux modèles ne découpent pas les gens selon la même ligne. Les tableaux de correspondance qui circulent sont écrits d’après observation, personne ne les a mesurés, et ils se contredisent entre eux. Ce qui a été mesuré va dans un seul sens, du type d’ennéagramme vers des lettres isolées : connaître le type aide un peu à prévoir les lettres. Cette page lit dans le sens inverse, là où rien n’a été mesuré, donc les trois motivations ci-dessus sont des exemples du mécanisme, pas une liste, et le type peut être n’importe lequel des neuf. Aux niveaux de développement les plus bas, le même boute-en-train ne supporte plus qu’on le voie triste : le découvert s’allonge au rythme des sorties, et toute conversation sérieuse est repoussée à « après les vacances », puis aux suivantes. Sous la charge, chaque motivation a sa pente : le type 9 relit les messages en cherchant le piège, le type 2 se met soudain à exiger et à forcer, le type 7 trouve à redire au moindre détail. Le code ESFP n’annonce aucune de ces pentes. Quel instinct mène, la conservation, le lien à deux ou le groupe, le code ne le montre pas davantage.

05

Questions

Mon test d’ennéagramme dit type 7 alors que je suis ESFP. Comment lire ça ?

Les deux tiennent ensemble, et la lettre discutable est le S. Le type 7 est tiré vers ce qui n’a pas encore eu lieu : l’idée suivante, le prochain endroit, le projet du week-end. Son S tient tant que le présent est riche et animé. Pensez à votre dernier voyage : le meilleur moment, c’était le séjour lui-même, ou les semaines où vous l’organisiez ? Si c’est le second, le résultat a des chances d’être juste.

Une soirée sans personne m’est pénible. Est-ce le type ou les lettres ?

La difficulté vient des lettres, la raison du type. Seul, le type 9 perd le rythme commun qui l’apaise, le type 2 perd les gens à qui il sert, le type 7 perd le mouvement qui cache ce qu’il fuit. Un soir où tout le monde est pris, observez ce qui monte en premier : l’impression d’un temps sans cadence, l’idée que personne n’a besoin de vous ce soir, ou l’envie d’ouvrir une appli pour trouver une sortie.

Entre amis, je dépense toujours plus que prévu. Y a-t-il une motivation là-dessous ?

Oui, et elle change d’un type à l’autre. Le type 9 ne veut pas sortir du tempo commun et commande comme tout le monde. Le type 2 offre la tournée, parce qu’inviter est une manière de compter pour les autres. Le type 7 ne laisse pas passer la meilleure option une fois qu’elle est sur la table. Repensez à la dernière addition qui vous a surpris : vous vouliez ne pas vous distinguer, faire plaisir, ou ne rien manquer ?

Je vois avant tout le monde qu’une personne va mal. Suis-je un type 2 ?

Pas forcément. Repérer une humeur, c’est le travail du S et du F : vous lisez le visage, la posture, le ton. Ensuite les motivations se séparent. Le type 2 va aider, le type 9 remet du calme dans la pièce, le type 7 amuse pour que la lourdeur n’écrase personne, lui compris. Quand la personne va mieux, qu’est-ce qui vous fait du bien : avoir aidé, le retour du calme, ou pouvoir passer à la suite ?

Connaître votre type, votre aile et votre niveau

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